Les fusillés de Poulguen et de la Torche
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    Photo du monument du Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    cérémonie des fusillés de la Torche prises à l'entrée de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h

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    cérémonie des fusillés de la Torche prises à l'entrée de l'église de Plobannalec

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    cérémonie des fusillés de la Torche prises à l'entrée de l'église de Plobannalec

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    cérémonie des fusillés de la Torche prises à l'entrée de l'église de Plobannalec

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    cérémonie des fusillés de la Torche prises à l'entrée de l'église de Plobannalec

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    cérémonie des fusillés de la Torche prises à l'entrée de l'église de Plobannalec

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    Photo du monument du Poulguen

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De nombreux résistants qui pour beaucoup étaient internés à la prison Saint-Charles de Quimper ont été fusillés sur la dune du Poulguen à Penmarch le 21 avril 1944 et début mai 1944. La fosse qui sera ouverte le 31 août 1944 livrera 35 corps qui seront pour certains difficiles voire impossibles à identifier. Deux d’entre eux au moins étaient ceux de résistants n’ayant pas été exécutés à Poulguen. Sans doute réalisé par un professionnel, cette série de photos constitue un témoignage exceptionnel. D’autres fosses telles celles de la pointe de la Torche ou celle de Mousterlin (Fouesnant), seront ainsi découvertes dans le Finistère après la Libération.

Les victimes du Poulguen et de la Torche:

Yves Bévin, 23 ans de Peumerit, ancien quartier-maître, opticien-télémétriste de la Marine Nationale participe dès octobre 1943 au maquis de Spézet-Saint-Goazec. Le 23 novembre 1943, il se présente à la mairie de Saint-Goazec pour obtenir des papiers car il se sait particulièrement recherché. Le lendemain, comme il fait provision de pain, il est arrêté au Fell en Spézet lors d’une opération de ratissage. Il porte sur lui une carte d’identité établie sous un faux nom et, croit-on savoir, un chargeur.

Jean-Yves Bourlès, 24 ans de Pleyber-Christ.

Emmanuel Brusq, domestique de ferme originaire d’Audierne, âgé de 21 ans.

Eugène Cadic, âgé de 23 ans, Eugène Lorec, 24 ans et Jean-Louis Lancien (peintre en bâtiment) âgé de 23 ans, de Scaër, appartenaient au groupe de résistance qui avait été formé à Bannalec au début de 1943. Probablement à la suite d’une dénonciation, il ont été arrêtés avec cinq autres résistants à Gourin dans la nuit du 8 au 9 janvier 1944 à l’hôtel restaurant Perrot qui avait été cerné de nuit par la Gestapo.

Maurice Cam, employé de bureau né à Pont-de-Buis en 1923 entre au P.C.F clandestin fin 1940. Co-auteur d’un attentat en gare de Châteaulin en 1941 il est versé aux F.T.P au printemps 1942. Il passe au maquis de Spézet-Saint-Goazec et blesse grièvement un policier français collaborateur, le commissaire Marchand de Quimper. Il est fait prisonnier le 24 novembre 1943 au village du Fell en Spézet lors d’une opération de ratissage.

Henri Caron dit « William », né le 18 février 1919 à Sorel-Moussel (Eure et Loire) était devenu le chef du groupe morlaisien de résistance « Justice » formé en juin 1942. Il a participé à de nombreuses opérations contre l’occupant et a été dénoncé par une femme jouant double jeu. Ses amis tenteront sans succès de le faire sortir de la prison Saint-Charles de Quimper.

Paul Coat, mécanicien de Lambézellec, âgé de 21 ans.

René-Marie Cochery, chauffeur, originaire de Chartres, âgé de 30 ans.

Albert Créach né en 1921 à Pleyber-Christ, sympathisant du P.C.F, diffusait la presse et les tracts du parti. Il prit part à des actions contre l’occupant. A l’issue de l’une d’entre elles, il tombera dans un piège tendu par les allemands avec l’aide d’une « collaboratrice ».

Henri Grall, séminariste, né en 1922 à Pleyber-Christ.

Marcel Guérin s’appelait en réalité Jacques Gavois. Il était né en 1922 dans la banlieue parisenne. Probablement à la suite d’une dénonciation, il a été arrêté avec cinq autres résistants à Gourin dans la nuit du 8 au 9 janvier 1944 à l’hôtel restaurant Perrot cerné de nuit par la Gestapo.

Marcel Kergonna, 24 ans, tombé aux mains de l’ennemi en février-mars 1944.

Roger le Baut, ouvrier originaire de Morlaix a été arrêté le dimanche 9 avril 1944 lors de l’attaque d’un véhicule ennemi qui transportait des prisonniers français de Pleyber-Christ à Morlaix.

Arthur Le Buanec, garde de voies, originaire de Guerlesquin, 25 ans.

François-Marie Le Gall de Saint-Grégoire.

Charles Le Port aide-ouvrier natif d’Ergué-Armel, 24 ans, était entré au F.T.P sous l’occupation allemande. Sympathisant du P.C.F., il distribue des tracts et participe à de nombreuses actions. Il a été arrêté au cours d’un engagement en février-mars 1944.

Joseph Moreno, républicain espagnol, est le nom clandestin de Antonio GARCÍA MARTÍN né le 13.06.1914 à CASAVIEJA ( province de ÁVILA).

Le docteur Pierre Nicolas, oto-rhino-laryngologiste, 65 ans, originaire de Pont-Labbé, exerçait à Concarneau. Il y devint en avril 1943 le responsable cantonal de Libération-Nord et organisa avec fermeté et discrétion le premier mouvement de résistance. Le groupe recueillait des renseignements sur les installations militaires allemandes de Bénodet au Pouldu et recrutait des jeunes volontaires et réfractaires au S.T.O. Le docteur Pierre Nicolas sera arrêté le 22 février 1944. Ramenée à son domicile du Quai Pénéroff à Concarneau après l’ouverture de la fosse, sa dépouille sera veillée par une garde d’honneur. Une plaque commémorative aujourd’hui disparue avait été apposée après guerre sur sa maison. Son souvenir est aujourd’hui rappelé à Concarneau par le nom d’une avenue.

Robert Normant, 25 ans de Plouhinec, pseudonyme « Jean Jacques » a été arrêté près de la gare de Quimper.

Roger-Marie Paugam, électricien originaire de Saint Marc, âgé de 21 ans

François Philippe 24 ans de Landivisiau (ou Pleyber-Christ ?)

Pierre Plouzennec, de Plougastel-Saint Germain, 24 ans, avait fait partie du groupe de douze hommes ayant attaqué le 9 avril 1944 la prison Saint-Charles de Quimper. Il a été arrêté peu après sous un autre motif.

Arthur Queinnec, ferblantier originaire de Penhars, F.T.P du pays bigouden, 25 ans, est tombé aux mains des l’ennemi en février-mars 1944.

Roger Signor, 23 ans, habitait Camaret. Engagé dans la marine nationale, il revient à Camaret après le sabordage de la flotte à Toulon. Il part rejoindre le premier maquis de Bretagne à Spézet. Il a été arrêté le 5 janvier 1944 à Gourin.

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ean Simon d’Audierne, pseudonyme « Paul », 20 ans a été arrêté près de la gare de Quimper.

Hervé Tanguy, né en 1926, stucateur originaire de Brest. F.T.P, il participe à de nombreuses actions contre l’occupant.

Marcel Volant, F.T.P de Quimper, 28 ans.

Les corps de deux résistants de Plonannalec-Lesconil ont aussi été placés dans la fosse :

Antoine Volant, né le 29 mars 1922, a été abattu le 9 juin 1944 au lieu dit « Kervéol », alors qu’il avait tenté de fuir le presbytère de Plonivel lors de son attaque par les Allemands. Son frère Yves blessé à mort mourra lui aussi le même jour lors de son transfert à Pont-Labbé.

Yves Volant, âgé de 30 ans était le frère aîné d'Antoine. Yves a été abattu alors qu'il avait réussi à traverser en courant la ria du Steir en s'échappant de Plonivel. Il est mort après son transfert à Pont-L'Abbé.

Quatre corps retirés de la fosse n’ont pu être identifiés selon l’inscription sur le monument.

Texte de:
Professeur Vincent ROGARD
Université Paris Descartes

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