« La paix et la liberté sont la garantie du bonheur des peuples » Serment de Mauthausen, 16 Mai 1945

Les fusillés de Poulguen et de la Torche
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    Photo du monument du Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    Photos des fusillés de Poulguen

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    cérémonie des fusillés de la Torche prises à l'entrée de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h

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    cérémonie des fusillés de la Torche prises à l'entrée de l'église de Plobannalec

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    cérémonie des fusillés de la Torche prises à l'entrée de l'église de Plobannalec

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    cérémonie des fusillés de la Torche prises à l'entrée de l'église de Plobannalec

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    cérémonie des fusillés de la Torche prises à l'entrée de l'église de Plobannalec

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    cérémonie des fusillés de la Torche prises à l'entrée de l'église de Plobannalec

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    Photo du monument du Poulguen

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De nombreux résistants qui pour beaucoup étaient internés à la prison Saint-Charles de Quimper ont été fusillés sur la dune du Poulguen à Penmarch le 21 avril 1944 et début mai 1944. La fosse qui sera ouverte le 31 août 1944 livrera 35 corps qui seront pour certains difficiles voire impossibles à identifier. Deux d’entre eux au moins étaient ceux de résistants n’ayant pas été exécutés à Poulguen. Sans doute réalisé par un professionnel, cette série de photos constitue un témoignage exceptionnel. D’autres fosses telles celles de la pointe de la Torche ou celle de Mousterlin (Fouesnant), seront ainsi découvertes dans le Finistère après la Libération.

Les victimes du Poulguen et de la Torche:

Yves Bévin, 23 ans de Peumerit, ancien quartier-maître, opticien-télémétriste de la Marine Nationale participe dès octobre 1943 au maquis de Spézet-Saint-Goazec. Le 23 novembre 1943, il se présente à la mairie de Saint-Goazec pour obtenir des papiers car il se sait particulièrement recherché. Le lendemain, comme il fait provision de pain, il est arrêté au Fell en Spézet lors d’une opération de ratissage. Il porte sur lui une carte d’identité établie sous un faux nom et, croit-on savoir, un chargeur.

Jean-Yves Bourlès, 24 ans de Pleyber-Christ.

Emmanuel Brusq, domestique de ferme originaire d’Audierne, âgé de 21 ans.

Eugène Cadic, âgé de 23 ans, Eugène Lorec, 24 ans et Jean-Louis Lancien (peintre en bâtiment) âgé de 23 ans, de Scaër, appartenaient au groupe de résistance qui avait été formé à Bannalec au début de 1943. Probablement à la suite d’une dénonciation, il ont été arrêtés avec cinq autres résistants à Gourin dans la nuit du 8 au 9 janvier 1944 à l’hôtel restaurant Perrot qui avait été cerné de nuit par la Gestapo.

Maurice Cam, employé de bureau né à Pont-de-Buis en 1923 entre au P.C.F clandestin fin 1940. Co-auteur d’un attentat en gare de Châteaulin en 1941 il est versé aux F.T.P au printemps 1942. Il passe au maquis de Spézet-Saint-Goazec et blesse grièvement un policier français collaborateur, le commissaire Marchand de Quimper. Il est fait prisonnier le 24 novembre 1943 au village du Fell en Spézet lors d’une opération de ratissage.

Henri Caron dit « William », né le 18 février 1919 à Sorel-Moussel (Eure et Loire) était devenu le chef du groupe morlaisien de résistance « Justice » formé en juin 1942. Il a participé à de nombreuses opérations contre l’occupant et a été dénoncé par une femme jouant double jeu. Ses amis tenteront sans succès de le faire sortir de la prison Saint-Charles de Quimper.

Paul Coat, mécanicien de Lambézellec, âgé de 21 ans.

René-Marie Cochery, chauffeur, originaire de Chartres, âgé de 30 ans.

Albert Créach né en 1921 à Pleyber-Christ, sympathisant du P.C.F, diffusait la presse et les tracts du parti. Il prit part à des actions contre l’occupant. A l’issue de l’une d’entre elles, il tombera dans un piège tendu par les allemands avec l’aide d’une « collaboratrice ».

Henri Grall, séminariste, né en 1922 à Pleyber-Christ.

Marcel Guérin s’appelait en réalité Jacques Gavois. Il était né en 1922 dans la banlieue parisenne. Probablement à la suite d’une dénonciation, il a été arrêté avec cinq autres résistants à Gourin dans la nuit du 8 au 9 janvier 1944 à l’hôtel restaurant Perrot cerné de nuit par la Gestapo.

Marcel Kergonna, 24 ans, tombé aux mains de l’ennemi en février-mars 1944.

Roger le Baut, ouvrier originaire de Morlaix a été arrêté le dimanche 9 avril 1944 lors de l’attaque d’un véhicule ennemi qui transportait des prisonniers français de Pleyber-Christ à Morlaix.

Arthur Le Buanec, garde de voies, originaire de Guerlesquin, 25 ans.

François-Marie Le Gall de Saint-Grégoire.

Charles Le Port aide-ouvrier natif d’Ergué-Armel, 24 ans, était entré au F.T.P sous l’occupation allemande. Sympathisant du P.C.F., il distribue des tracts et participe à de nombreuses actions. Il a été arrêté au cours d’un engagement en février-mars 1944.

Joseph Moreno, républicain espagnol, est le nom clandestin de Antonio GARCÍA MARTÍN né le 13.06.1914 à CASAVIEJA ( province de ÁVILA).

Le docteur Pierre Nicolas, oto-rhino-laryngologiste, 65 ans, originaire de Pont-Labbé, exerçait à Concarneau. Il y devint en avril 1943 le responsable cantonal de Libération-Nord et organisa avec fermeté et discrétion le premier mouvement de résistance. Le groupe recueillait des renseignements sur les installations militaires allemandes de Bénodet au Pouldu et recrutait des jeunes volontaires et réfractaires au S.T.O. Le docteur Pierre Nicolas sera arrêté le 22 février 1944. Ramenée à son domicile du Quai Pénéroff à Concarneau après l’ouverture de la fosse, sa dépouille sera veillée par une garde d’honneur. Une plaque commémorative aujourd’hui disparue avait été apposée après guerre sur sa maison. Son souvenir est aujourd’hui rappelé à Concarneau par le nom d’une avenue.

Robert Normant, 25 ans de Plouhinec, pseudonyme « Jean Jacques » a été arrêté près de la gare de Quimper.

Roger-Marie Paugam, électricien originaire de Saint Marc, âgé de 21 ans

François Philippe 24 ans de Landivisiau (ou Pleyber-Christ ?)

Pierre Plouzennec, de Plougastel-Saint Germain, 24 ans, avait fait partie du groupe de douze hommes ayant attaqué le 9 avril 1944 la prison Saint-Charles de Quimper. Il a été arrêté peu après sous un autre motif.

Arthur Queinnec, ferblantier originaire de Penhars, F.T.P du pays bigouden, 25 ans, est tombé aux mains des l’ennemi en février-mars 1944.

Roger Signor, 23 ans, habitait Camaret. Engagé dans la marine nationale, il revient à Camaret après le sabordage de la flotte à Toulon. Il part rejoindre le premier maquis de Bretagne à Spézet. Il a été arrêté le 5 janvier 1944 à Gourin.

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ean Simon d’Audierne, pseudonyme « Paul », 20 ans a été arrêté près de la gare de Quimper.

Hervé Tanguy, né en 1926, stucateur originaire de Brest. F.T.P, il participe à de nombreuses actions contre l’occupant.

Marcel Volant, F.T.P de Quimper, 28 ans.

Les corps de deux résistants de Plonannalec-Lesconil ont aussi été placés dans la fosse :

Antoine Volant, né le 29 mars 1922, a été abattu le 9 juin 1944 au lieu dit « Kervéol », alors qu’il avait tenté de fuir le presbytère de Plonivel lors de son attaque par les Allemands. Son frère Yves blessé à mort mourra lui aussi le même jour lors de son transfert à Pont-Labbé.

Yves Volant, âgé de 30 ans était le frère aîné d'Antoine. Yves a été abattu alors qu'il avait réussi à traverser en courant la ria du Steir en s'échappant de Plonivel. Il est mort après son transfert à Pont-L'Abbé.

Quatre corps retirés de la fosse n’ont pu être identifiés selon l’inscription sur le monument.

Texte de:
Professeur Vincent ROGARD
Université Paris Descartes

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Hommage aux fusillés du Bouguen
Documents : Roger Pierre Berthelot fils de Pierre Berthelot
Lien utile :
http://www.brest-bellevue.net/?Hommage-aux-Fusilles-du-Bouguen

Dans le cadre des commémorations du 70 e anniversaire de la libération de Brest, Patricia Adam, députée,Bernadette Abiven, adjointe au maire, Jacqueline Here, maire adjointe de Bellevue, Marc Coatanea, conseiller municipal délégué aux anciens combattants, Hans-Werner Tovar, président de la ville de Kiel et Jean-Claude Martin, président de l’UNC grand Brest ont rendu hommage aux fusillés du Bouguen et déposé des gerbes devant la stèle située dans l’enceinte de l’UBO..

Le texte ci dessous a été lu par Roger Pierre Berthelot fils de Pierre Berthelot, Chevalier de la Légion d ’Honneur, Croix de Guerre 39/45.... ."  Engagé volontaire pour la durée de la guerre" le 17 JUIN 1940.Le lendemain,le 18 JUIN 1940  à bord du pétrolier ravitailleur rapide "le Tarn",avec toute la Flotte de guerre,il pris la mer direction l'Angleterre.Sous la mitraille des avions allemands ,au milieu des mines flottantes,près du Conquet il vît l'aviso le"Vauquois" exploser, se couper en deux au contact d'une mine magnétique dérivante lachée la veille par des avions allemands.Plusieurs de ses camarades travaillant avec lui à L'Arsenal de Brest périrent avec environ 132 autres marins.

Ordre fût donné de changer de cap!

Direction SUD vers le Maroc !

Devant St Nazaire, le Jean Bart rejoint la Flotte.

Son Commandant le Capitaine de Vaisseau Ronarch  avait réussi l'exploit, de faire sortir le cuirassé du fin fond de l'arsenal.Sous la mitraille des avions allemands, le "Tarn" ravitailla en mazout ,en eau et en munitions le Jean Bart.

Après Casablanca,( avec Georges Abalain, frère de Albert tous les deux de Pont de Buis comme mon père) ,Toulon et les camps de jeunesses du côté de  Aix en Provence, à Meyrargues, puis à Gap.

En mars 1941 ,Albert Abalain vînt du Pont de Buis en Finistère   jusqu'à Gap dans les Hautes Alpes (près de 1200 kms).
contacter son frère Georges Abalain et Pierre Berthelot.,pour qu'ils quittent leur camp de jeunesse ,et rejoignent le Finistère pour combattre l'occupant nazi et ses collaborateurs français.

Au Pont de Buis , son père Louis Berthelot et Albert Abalain (fusillé au Mont Valérien avec ses 18 autres camarades en septembre 1943) avaient créer un groupe de Résistance "Organisation Spéciale" du Parti Communiste Français, les futurs FTPF (Francs Tireurs et Partisans Français).

Après de nombreuses actions offensives, avec ses camarades,
 
 VENISE GOSNAT Responsable inter régional des FTPF pour la Bretagne le nomma  Responsable de la direction des opérations armées des Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF) pour le Sud Finistère , avec Jean Louis Prima et Pierre Corre, fusillés en 1943. Torturé à la prison de Pontaniou à Brest,par des policiers français sous le portrait du traître Pétain , il nia farouchement toute participation à la Résistance.

C’est lui qui approvisionnait en dynamite ses camarades brestois dont nous allons saluer la mémoire, tout à l ’heure, au jardin des 19 fusillés du Mont Valérien.

Chaque envoi arrivait à la gare de Brest, "en bagage accompagné ", le ticket de retrait était mis dans une enveloppe attachée au bagage portant le nom du destinataire.

C’était ,en général, 50 kilos de dynamite, 2 valises de 25 kilos chacune ! Les FTP ont fait la plupart de leurs attentats à l ’explosif avec cette dynamite.

Déporté le 24 janvier 1943 au camp de concentration nazi de Oranienburg Sachsenhausen, puis de Dachau, dans le même train que Danielle Casanova, Marie Claude Vaillant Couturier (qui témoigna au procès des criminels nazis à Nuremberg ) Héléne Langevin fille du professeur Paul  Langevin, épouse de Jacques Solomon ,Maï Politzer épouse de Georges Politzer .

Jacques Solomon et Georges Politzer ont été fusillés le 23 mai 1942 au Mont Valérien , Charlotte Delbo,Suzanne Mormon,la mère de Gilbert Brustlein, qui avec Pierre Georges(plus connu sous le nom de Fabien)participa à l'attentat du métro Barbès,puis à l'éxécution e Karl Hotz, Feld kommandant de la place de Nantes avec 2 autres militants communistes ,Marcel Bourdarias et Spartaco Guisco , et 230 femmes venant du fort de Romainville. Leurs 4 wagons furent détachés à Halle, et dirigés vers Auschwitz. Le train des 1600 hommes continua vers Berlin .

Je suis aussi le petit fils de Louis Berthelot , Officier de le Légion d’Honneur, Croix de Guerre14/18 et 39/45.....amputé d’une jambe en 14/18.

Déporté Résistant au camp de Buchenwald.

Après l ’arrestation de son époux et de son fils aîné, la naissance d’ une petite fille(PAULETTE) le 22 juin 1941,jour de l ’attaque par les armées nazies de l ’Union Soviétique , l’URSS,ma grand mère ANNA FICHE, ses fils RENé et LOUIS (LILI) avec un courage qui fît l' admiration de tous leurs camarades, continuèrent la lutte dans les rangs des FTPs jusqu’à la Victoire pour que VIVE LA FRANCE !
 
Hommage aux fusillés du Bouguen

La Gestapo, sentant le vent de la défaite en ce début d’année 1944, procédait un peu partout à l’arrestation et à la déportation des chefs et des membres des réseaux et de résistance .

Les armées alliées accentuaient leur avance.

Les maquisards bretons, suivant les ordres reçus, harcelaient partout l’armée allemande en déroute.

A la suite d’on en sait quelle dénonciation, la GESTAPO arrêtait dans la journée du 27 juin 1944, la plupart des chefs et plusieurs membres des réseaux de résistance “OCM”, “Century” et “Défense de la France” de Saint-Pol-de-Léon.

En tout 18 patriotes Saintpolitains tombaient dans les griffes de la Gestapo.

Ils étaient d’abord conduits sur Morlaix, où certains subissaient déjà les premiers coups des tortionnaires nazis pour essayer de les faire avouer et dénoncer les noms de leurs camarades de résistance.

Les dernières nouvelles reçues par leurs familles parvenaient ensuite de Brest.

Pendant des mois et des années c’était en fait le silence complet sur leur sort.

En juin 1962, au moment de la construction de l’IUT qui s’élève derrière nous, des ouvriers découvraient une fosse refermant de nombreux ossements.

Grâce à certains objets personnels trouvés parmi ces ossements, on arrivait à identifier les restes, grâce à leur alliance notamment, comme étant ceux des résistants Sainpolitains, mêlés à ceux de résistants brestois.

C’est donc non loin d’ici, dans les douves de la prison du Bouguen dont les Allemands avaient pris possession dès l’été 1940 et où ils avaient dressé les poteaux d’exécution, que s’est achevé le combat de ces héros. Leurs corps furent ensuite enterrés pêle-mêle quelque-part dans le champ de tir proche de la prison, là où nous nous trouvons.

Selon Guy Caraes, c’est très probablement faute d’avoir pu constituer à temps un convoi susceptible de quitter Brest avant que les Américains n’y mettent le siège qu’un commandant allemand (non identifié à ce jour) a donné l’ordre de « liquider » les 52 prévenus de l’enclave de Pontaniou, arrêtés depuis la fin du mois de juin 1944 et, donc, en attente de jugement.

Les 52 personnes seront toutes fusillées sans autre forme de procès au Bouguen.

Parmi elles, les résistants brestois Viaron, Hily et Kervella, membres du corps francs “Défense de la France”.