Libération de Scaër. L’heure de l’apaisement
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Libération de Scaër.
 L’heure de l’apaisement

 Publié le 04 août 2018 - Le Télégramme

Frédéric Le Beux, fils de Résistant et Pierrette Le Floc’h ont fait l’appel aux morts au cours d’une cérémonie présidée par Didier Le Duc, Henri Le Gourvellec et Jeannine Daniel.

Place de la Résistance, une cinquantaine de personnes ont suivi, samedi matin, les cérémonies commémoratives du départ des troupes allemandes de la commune le 4 août 1944, avec la participation d’une vingtaine de drapeaux dont ceux des associations patriotiques de Scaër et des communes voisines.

Dans son allocution, Jeannine Daniel au nom de l’Anacr a rendu hommage aux combattants de l’ombre, rappelant que le sacrifice des 32 Scaërois morts pour que vive La France : René Berthelot, Yves Bourvic, Pierre Capitaine, Jean Coré, Henri Cario, Etienne Démezet, François Guéguen, Louis Guillemot, Corentin Guillou, Roger Guillou, Yves Hervé, Yves Herviou, René Huiban, André L’Hellegouac’h, Jean Lancien, Louis Landrein, Albert Le Bec, René Le Bomin, Jean Le Coz, François Le Daéron, Pierre Le Fort, Jean Le Guiff, René Le Hamp, René Le Mao, Louis Le Moaligou, Christophe Morvan, Marcel Pézennec, Paul Pourhiet, Jean Sinquin, Jean Stéphan, René Turquet, Yves Yannès. « Il faut qu’aucun des noms que nous égrenons lors de l’appel aux morts ne tombent dans l’oubli.

Il faut rappeler à tous le prix payé pour des décennies de paix, de prospérité et de sécurité ».

Elle a également associé à cet hommage les victimes civiles innocentes.

Interpellant la conscience de chaque membre de l’assistance : « Et moi, qu’aurais-je fait en pareilles circonstances », elle les a invités à prôner l’apaisement.

Tout d’abord, citant Jean-Jacques Goldman : « Et si j’étais né en 17, à Leindenstadt, sur les ruines d’un champ de bataille, aurais-je été meilleur ou pire que ces gens, si j’avais été Allemand ? », elle a attiré l’attention sur la condition des soldats allemands, combattant « malgré eux ».

Puis en revenant sur l’épisode douloureux du 10 août 44 où la Résistance a montré un visage moins glorieux : « Le temps passant, les archives allemandes révélées, les recherches effectuées, les preuves dévoilées, les esprits apaisés, les volontés exprimées, permettent de rendre leur honneur à deux Scaëroises, Jeannette Laz et Marie-Jeanne Noac’h qui furent sommairement jugées, condamnées à mort et exécutées.

Mais il ne nous appartient pas de juger les acteurs de l’époque ».

Le 10 août, la municipalité et l’Anacr dévoileront une plaque en mémoire de ces deux jeunes femmes, à Stang Blanc, sur le lieu de leur exécution.