BREST : La prison de Pontaniou transformée en appartements haut de gamme
(Message de Roger BERTHELOT au sujet de l'ancienne prison de PONTANIOU.)

Bonjour
 
L'ancienne prison de Pontaniou transformée en appartements haut de gamme
Ouest-France Brest 3/9/2018 Olivier PAULY
https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-l-ancienne-prison-transformee-en-appartements-haut-de-gamme-5945389

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La prison de Pontaniou, à Brest, devrait être vendue à un groupe immobilier parisien qui souhaite la transformer en logements.© Olivier PAULY.
 
Le projet de transformation de l'ancienne prison de Brest est porté par un groupe parisien, spécialisé dans la rénovation de bâtiments historiques. En respectant l'architecture de l'actuel bâtiment, qui date du XlXe sièle
 
D’anciens ateliers industriels transformés en médiathèque, commerces ou cinéma… Un espace hier inaccessible aux civils qui voit fleurir logements et bureaux…. Mais dans la longue série des transformations en cours le long des rives de la Penfeld, à Brest, celle qui est envisagée pour la prison de Pontaniou apparaît la plus surprenante.
Et de loin, puisque le bâtiment, que l’on distingue nettement du boulevard Jean-Moulin ou des Capucins, pourrait être transformé en appartements haut de gamme.
Brest Métropole avait un temps espéré pouvoir y accueillir le plan-relief de Brest.
Le nouveau projet de logements est porté par le groupe
François 1er, installé en région parisienne. Son site internet ne fait pas de mystère de son secteur d’activité : « François 1er est spécialisé depuis plus de dix ans dans l’accompagnement de projets de restauration immobilière. »
Le groupe se présente d’ailleurs comme
« une référence grâce à de prestigieuses opérations de restaurations, à travers toute la France ». Dans le Finistère, par exemple, il s’est déjà occupé du Prieuré, à Quimper.
Les opérations de François 1er se mènent toujours dans le respect du bâtiment originel.
« Chaque immeuble ancien exprime une architecture unique qu’il est indispensable de sauvegarder », écrit Christophe Barillé, gérant et fondateur de François 1er, sur son site. Cette exigence figurera évidemment au cahier des charges pour la prison de Pontaniou.
 
Mutins, espions et pirates....
 
Également appelée bâtiment de la Madeleine,
la prison de Pontaniou voit ses premières fondations posées en 1667. À l’époque, il s’agit d’un asile tenu par des religieuses.
Plus tard, la Marine crée une prison maritime. C’est à cette mission qu’est affecté l’actuel bâtiment, construit entre 1805 et 1810.
Y sont incarcérés les prévenus et condamnés, civils ou militaires, faisant l’objet d’une procédure devant une cour de la Marine ou une cour militaire :
« Criminels, voleurs de l’arsenal, mutins, espions, personnes ayant porté atteinte aux officiers ou aux intérêts de la Marine, pirates d’outre-mer… », détaille la page Wikipédia consacré à la prison.
Cette destination ne change pas jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La prison civile du Bouguen ayant été détruite par les bombardements, Pontaniou sert alors également de lieu de détention pour les prisonniers politiques et résistants. À la Libération, elle est transformée en prison civile, jusqu’à la construction de l’Hermitage, ouverte en 1990.
 
Un coup de neuf
 
Depuis, Pontaniou a été totalement désaffectée. Propriété de Brest métropole depuis 1997, elle n’a jamais retrouvé de destination. Seuls quelques squatters y auraient logé épisodiquement. Certains fans d’explorations de lieux abandonnés y filment parfois quelques images.
Visite nocturne de Pontaniou
 
Le projet de logements actuellement à l’étude aurait donc le mérite d’offrir un sacré rafraîchissement à un bâtiment qui commence à faire tache dans l’environnement renové des Capucins.
« Réhabiliter un bâtiment, c’est le comprendre dans son histoire, ses dispositions, avant de l’adapter pour la vie d’aujourd’hui et de demain », résume Christophe Barillé. Qui sait de toute façon que ses travaux seront examinés de près par l’architecte des Bâtiments de France.
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Les bâtiments de l’ancienne prison de Pontaniou devraient être transformés en appartements haut de gamme. (Nicolas Ollier)

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/pontaniou-la-prison-bientot-vendue-18-09-2018-12082653.php#5V17EyrcOtLKVzzW.99

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/pontaniou-la-prison-bientot-vendue-18-09-2018-12082653.php

Brest. L’ancienne prison transformée en appartements [Vidéo]

Un groupe immobilier parisien souhaite acquérir les bâtiments de l’ancienne prison de Pontaniou, en vue d’une transformation en appartements haut de gamme. Une délibération dans ce sens sera étudiée par le bureau de Brest métropole, le vendredi 28 septembre.

Sur les réseaux sociaux, le débat fait déjà rage au sujet de ce projet de cession d’un élément du patrimoine brestois à un promoteur privé. « Après la Marina, l’immeuble Proudhon, les jardins de la falaise, le quartier des Capucins, l’ancienne école de la rue Conseil, les futures terrasses du Forestou et j’en passe, la municipalité poursuit la privatisation d’une partie de son espace public avec l’ancienne prison de Pontaniou.

Brest va-t-elle devenir un repère à bobos friqués ? », interroge l’historien local Olivier Polard sur son compte Facebook. « Au lieu de réfléchir à investir intelligemment les bords de la Penfeld dont l’armée n’a plus guère l’utilité, la municipalité Cuillandre s’acharne à détruire la vie des quartiers et le patrimoine, pressée par des échéances électorales », surenchérit l’ancien salarié de la cinémathèque de Bretagne Claude Arnal.

Lequel regrette au passage que les projets soient imposés sans jamais associer les acteurs du quartier, le PL Recouvrance ou l’association Vivre la rue dans le cas présent. Mais tous ne sont pas hostiles à ce projet. À commencer par Paul Bloas.

Le peintre, qui avait passé deux mois enfermé dans la maison d‘arrêt au début des années 1990, considère que « ce n’est pas une mauvaise chose de voir ce lieu reconditionné en tout autre chose par le domaine privé. Le rez-de-chaussée et un étage garderont leur caractère de Monument historique. Les blocs de pierre sont matriculés », fait-il remarquer.

Le photographe Dominique Leroux, qui a immortalisé l’intérieur du bâtiment plus d’une fois, est aussi de cet avis. Il note que le promoteur est un pro de la réhabilitation du bâti ancien, et peste contre ceux qui, sous prétexte que Brest a été démoli, « voudraient que l’on sauvegarde tout à tout prix par l’argent public.

Il faut arrêter de regarder en arrière. Ce bâtiment est moche, inutile, dangereux. Son histoire est triste. Sa rénovation, par la collectivité, coûterait un pognon dingue. Or s’il y avait des financements aujourd’hui, je préférerais les voir utiliser pour des crèches, des équipements sportifs, une salle d’exposition des arts visuels ». « Moche, ce n’est pas le mot que j’emploierai, nuance Nicolas Ollier, autre photographe qui, le 8 juin 2016, avec d’autres capteurs d’images, fut l’un des derniers à pénétrer dans les murs de l’ancienne maison d’arrêt en vue d’une exposition collective.

« C’est une construction rugueuse certes, mais intéressante au niveau architectural et à la charge émotionnelle très forte ».

Lors de sa visite, il se souvient avoir « été saisi par la puissance des lieux ». « Idéalement, j’aurais aimé un projet permettant une certaine mixité sociale, avec une résidence étudiante, des ateliers d’artistes…

Un projet qui aurait pu aussi englober la rue Saint-Malo et le plateau de la Madeleine, dans la continuité des Capucins ».

Pour autant, il ne tire pas à boulets rouges sur le projet de vente à un promoteur privé. « L’État se désengage, les collectivités locales ne peuvent plus tout assumer.

Si le promoteur est sérieux, cela peut donner une belle rénovation, et ce sera toujours mieux que la verrue actuelle ».