François Pengam, 19 ans en 1944, résistant sous l'Occupation
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La rue François Pengam, inaugurée après la Libération, fait la jonction entre les rues de La Fontaine Blanche et du Gaz. | Aude Kerdraon
Durant la Seconde Guerre mondiale, Landerneau a connu ses héros. François Pengam était l’un d’eux. Résistant, il avait été dénoncé, puis exécuté par les Allemands.


Il y a 78 ans jour pour jour, le 18 juin 1940, Charles de Gaulle lançait l’appel à la Résistance depuis la radio anglaise BBC. Nombreux sont les Français à avoir répondu présent pour lutter contre l’Occupation de l’Allemagne nazie. À
Landerneau, l’un d’eux s’appelait François Pengam.

Cet employé de bureau, célibataire, né en 1925, a rejoint les Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF) en novembre 1942. Il n’avait que 17 ans. Il a été vraisemblablement recruté par Jean Sizorn, décédé en 2001, du patronage Les Gars d’Arvor, aussi appelé « Groupe Lambert ». Ce groupe de combattants résistants, formés dans la rue des Boucheries à Landerneau, est responsable de neuf déraillements de trains, d’une douzaine de pylônes électriques démolis et d’une multitude d’autres sabotages.

Dénoncé à la Gestapo

François Pengam a participé à ces opérations. D’après son dossier militaire, rédigé le 12 juillet 1945, c’est un « jeune patriote animé d’un courage exceptionnel qui a révélé immédiatement de rares qualités d’initiative et de bravoure qui le faisaient citer comme modèle à ses camarades de combat ».

Mais le 21 mai 1944, une vingtaine des « Gars d’Arvor » sont arrêtés par le
Kommando de la Gestapo de Landerneau, sous les ordres du sergent Herbert Schaad. Ils ont été dénoncés. Le père de François Pengam est également arrêté. « Il n’était pas concevable pour lui de laisser son père condamné à sa place », expliquent leurs descendants sur un site internet. C’est pourquoi le jeune résistant ne prend pas la fuite et se laisse arrêter.

« Toujours sans sépulture »

François Pengam est torturé par la Gestapo. Il finit par avouer et « prend tout sur lui », pour sauver ses compagnons, qu’il ne donnera jamais. Il est le seul à être fusillé le 27 mai, à l’âge de 19 ans. Son corps n’a jamais été retrouvé. D’après Fernand Tribisch, son compagnon de cellule, il est mort en criant « Vive la France ».

En sa mémoire, un groupe de résistant prendra son nom : la Section spéciale Franche Pengam. Après la Libération, une rue de Landerneau prend le nom de François Pengam.

Ses descendants, neveux et petits-neveux sont encore à la recherche de renseignements sur cet homme « toujours sans sépulture à ce jour », explique Thierry Lucas, son beau-neveu.

« Sa famille a toujours fait beaucoup de démarches auprès des autorités françaises et allemandes, en vain, continue-t-il. Entendre son nom, ça faisait toujours pleurer dans la famille. Il n’était pas vraiment glorifié, jusqu’à il y a dix ans. »



Plus d’info sur le site internet
francois.pengam.1944.free.fr.