Préparation du 80° anniversaire de La Retirada
Journées d’Etude et de Témoignage des 14/15 & 18 décembre 2017
LES PYENEES-ORIENTALES, PLAQUE TOURNANTE
AUX ANTIFRANQUISTES (1936/1975)


Les 14, 15 et 16 décembre dernier, se sont tenues des Journées d’étude et de témoignage sur l’accueil des enfants espagnols en France de 1936 à 1939 via les Pyrénées-Orientales et les passages clandestins de la frontière entre 1937 et 1975.

Outre le succès populaire de cette initiative : près de 80 personnes ont assisté à la projection du documentaire Les niños d’Ivry à la Médiathèque de Cabestany, la salle Jean Jaurès de la Bourse du Travail était comble et de nombreuses personnes avaient fait le déplacement jusqu’à l’amphi 5 de l’Université de Perpignan Via Domitia. Public très divers où se côtoyaient dirigeants et militants syndicaux, « notables » (le Consul d’Espagne, le Directeur de la Maison de la Généralité, la présidente du Centro Espagnol) et dirigeants d’associations mémorielles et d’histoire, descendants de républicains espagnols, passionnés d’histoire ….

Cette mixité se retrouvait au niveau des intervenants et des présidents de séance : universitaires locaux (Nicolas Marty, Victorien Lavou), toulousains (Celia Keren, Henri Farreny) ou espagnol (Veronica Serria Blas, Javier Ruiz, Maria Rosa de Madriaga), des historiens locaux (André Balent, Pierre Chevalier, Georges Sentis…) et venant des départements voisins, des témoins tant espagnols (Sébastien Agudo) que français (Jean Ortiz).

Cette mixité se retrouvait dans les lieux choisis pour le déroulement de ces Journées d’Etude : la Médiathèque de Cabestany, la Bourse du Travail et l’Université Perpignan Via Domitia.
Cette mixité est le résultat d’une démarche doublement rare :

- rare par le nombre et la diversité des associations qui se sont impliquées dans ce projet. Ces Journées ont été coorganisées par l’ANACR 66 et l’IHS-CGT 66, appuyées par diverses associations (AAGEF-FFI, ACER, Centro Espagnol de Perpignan…) et soutenues matériellement par l’UD CGT, la ville de Cabestany et le département des Pyrénées-Orientales
- rare par ce que cette l’initiative de ces Journées a été prise par les comités départementaux de l’ANACR et de l’IHS qui lui ont donné une dimension régionale, nationale et internationale.

Un des deux thèmes retenus pour ces Journées a été le passage clandestin de la frontière franco-espagnole de 1937 à 1975 dans les Pyrénées-Orientales. Cette question est très mal connue, à l’exception et encore, des passages effectués en 1940 et 1944 par des personnes fuyant la France pour des raisons les plus divers : Juifs français et étrangers fuyant les persécutions raciales, antifascistes d’Europe Centrale, combattants alliés (militaires polonais en 1940/1942, aviateurs anglais et américains à partir de 1942, militaires français après la dissolution de l’Armée d’armistice fin 1942), réfractaires au STO. Sur le passage clandestin des volontaires des Brigades internationales de 1937 à 1938, des républicains évadés des geôles franquistes à partir de 1939, des femmes et des enfants de républicains désirant rejoindre leurs époux et pères exilés en France, des cadres et agents de liaison des organisations antifranquistes entre 1940 et 1975, des éclairages ponctuels ont été apportés tant par des historiens (Maria Rosa de Madriaga, Javier Ruiz, André Balent, Pierre Chevalier, Henri Farreny…) que des acteurs (Jean Vila, Roger Semper, René Athiel). Leurs interventions ont suscité un tel intérêt qu’il sera, nous l’espérons, à l’origine de nouvelles recherches.


Ces Journées d’étude avaient commencé par l’évocation de l’accueil en France d’enfants espagnols via les Pyrénées-Orientales. Après que Celia Keren ait introduit le sujet par un exposé sur le Comité d’Accueil aux Enfants d’Espagne (CAEE) créé en 1936 par la CGT et la Ligue des Droits de l’Homme, Georges Sentis a évoqué le fonctionnement, en 1937, des « centres de triage » du CAEE implantés à Port-Vendres et à Prats-de-Mollo. Puis, fut abordé le placement en famille dans l’Aude ou dans divers centres d’hébergement : le Centro Espagnol de Perpignan, le château d’Urac (Haute-Garonne) géré par les mineurs français, les centres du Syndicat parisien de la Métallurgie, la colonie de la municipalité d’Ivry... Lors de La Retirada, affluèrent dans les Pyrénées-Orientales des milliers d’enfants jusque-là hébergés dans des « colonias » situées en Catalogne. Surtout, la chute de la République posa un cas de conscience aux structures d’accueil : comment renvoyer en Espagne franquiste les enfants qui leur avait été confié. En conclusion de ces travaux furent évoqués les traumatismes provoqués chez ces enfants par cet exil momentané, parfois définitif.


Courant avril, nous publierons les actes de ces Journées :

- un tome de 200 pages consacré à l’accueil des enfants espagnols,
- un tome de 250 pages centré sur les passages clandestins de la frontière entre 1937 et 1975.

Devant le succès scientifique et « populaire » de cette initiative, nous avons décidé de participer à la commémoration du 80° anniversaire de la Retirada coordonnée par Monsieur le Consul d’Espagne à Perpignan en proposant de travailler sur l’accueil des Espagnols (en particulier des enfants) ayant dû quitter l’Espagne lors des cinq évacuations qui marquèrent la guerre d’Espagne : celle de Guipuzcoa (août 1936), des Asturies (mai-octobre 1937), du Haut Aragon (printemps 1938), de Catalogne (janvier-février 1939) et du Levant (mars 1939).

Canet, le 4 février 2018


Chère, cher ami(e)

Devant l’importance du rôle des républicains espagnols dans la Résistance, en particulier dans notre département, le Comité 66 de l’ANACR a décidé d’être la cheville ouvrière de la célébration du 80° anniversaire d’évènements oubliés de l’aide des démocrates français aux républicains espagnols. C’est ainsi qu’est né le projet « Les Pyrénées-Orientales, plaque tournante de l’aide aux antifranquistes (1936/1975) » coordonné par le Comité 66 de l’ANACR et en collaboration avec les comités départementaux de l’IHS-CGT, de l’AAGEF-FFI et de diverses organisations.

En 2016, nous avons honoré les premiers volontaires roussillonnais qui s’engagèrent dans les milices antifascistes à travers diverses initiatives dont la projection dans 17 communes des Pyrénées-Orientales du film documentaire « Barcelone 1936, l’Olympiade oubliée ».

En 2017, à l’occasion de l’anniversaire de l’accueil d’enfants espagnols dans les centres de Port-Vendres et de Prats-de-Mollo ainsi que des premiers passages clandestins de la frontière, nous avons, en particulier, organisé les 14, 15 et 16 décembre des Journées d’Etudes et de Témoignages (cf. le programme ci-joint)

En 2018, nos recherches porteront sur la solidarité matérielle de la population des Pyrénées-Orientales envers les républicains espagnols.

Devant le succès scientifique et « populaire » des Journées d’Etude et de Témoignage, nous avons décidé de participer à la commémoration du 80° anniversaire de la Retirada coordonnée par Monsieur le Consul d’Espagne à Perpignan en proposant de travailler sur l’accueil des Espagnols ayant dû quitter l’Espagne lors des cinq évacuations : celle de Guipuzcoa (août 1936), des Asturies (mai-octobre 1937), du Haut Aragon (printemps 1938), de Catalogne (janvier-février 1939) et du Levant (mars 1939).

Outre les recherches que nous effectuerons dans les Pyrénées-Orientales,
- Nous travaillerons avec les universitaires européens spécialisés dans l’histoire de la guerre d’Espagne ainsi qu’avec les instituts de recherches les plus divers (Fondation Domingo Malagon à Madrid, AMSAB à Gand, l’Institut d’Histoire sociale d’Amsterdam, le Labour History Archive and Study Centre de Manchester …)
- Nous coordonnerons les recherches réalisées tant au plan national par les IHS CGT fédéraux … qu’au plan départemental par les Comités de l’ANACR, de l’AGEF-FFI, de l’IHS CGT et d’un maximum d’associations mémorielles espagnoles (FFREEE, CIMER…) d’associations d’histoire locales …

Nous vous proposons le plan de travail suivant :
- 1°) la tenue dans un maximum de départements de rencontres où, après avoir discuté de ce projet avec le plus grand nombre de représentants d’associations et d’historiens locaux, nous projetterons publiquement le film documentaire Les niños d’Ivry.
- 2°) fin 2018, l’organisation de Journées d’étude départementale
- 3°) en mars 2019, dans les Pyrénées-Orientales (pourquoi pas au Mémorial de Rivesaltes ?) une rencontre nationale et internationale pour faire le bilan des travaux effectués.

2019 peut vous sembler loin, mais il faut nous mettre en route au plus vite car
- les recherches historiques prennent du temps,
- les demandes de subvention auprès des collectivités territoriales sont à faire très rapidement.

En restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et pour étudier l’organisation d’une première rencontre,

Très cordialement

Georges Sentis
Président département de l’ANACR
Coordinateur du projet « Les Pyrénées-Orientales,
plaque-tournante de l’aide aux antifranquistes (1936/1975)



Georges Sentis
7 impasse de la tramontane, 66 140 Canet-en Roussillon
sentisgeorges@orange.fr

Bon de souscription

aux Actes des Journées d’Etude et de Témoignage
LES PYRENEES-ORIENTALES ET L’ESPAGNE 1936/1975


Mme, M
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Souscrit au

    Prix 15 € parution mi-avril 2018

      Prix 15 € parution mi-juin 2018 (frais de port compris)

      Prix public en librairie (fin juin) Tome I 20 €, Tome II 20 €


      Le chèque, libellé au nom de l’ANCR 66, est à renvoyer avec ce bon à l’ANACR, Maison du Combattant, 4 rue de l’Académie, 66 000 Perpignan



      Pour tout renseignement contacter sentis.georges@orange.fr