- RESISTANTS et AMIS de la RESISTANCE - ANACR - FINISTERE


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Jean-Louis BERTHELEME




Mis en ligne sur le site le 25 mai 2021

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Source : Le Télégramme – lundi 10 mai 2021

Jean-Louis BERTHELEME, à l’origine de l’un des premiers maquis de Bretagne, honoré à Plonévez-du-Faou

Une plaque commémorative a été installée à Plonévéz-du-Faou, en l’honneur de Jean-Louis Berthélémé, grande figure de la Résistance.

La plaque a été dévoilée à l’issue de la cérémonie de samedi 8 mai.

De g. à d. : Édouard Riou, Yvan Nicodème, président du Souvenir Français, la maire Marguerite Bleuzen, l’adjoint Laurent Decout et Jean Duigou.

À l’issue de la cérémonie de samedi 8 mai, commémorant la victoire des Alliées sur l’Allemagne nazie, et après la 
décoration de Julien Lalloüet et Roger Canevet, le cortège a pris la direction de la place Jean-Louis Berthélémé afin de dévoiler la nouvelle plaque commémorative en hommage à cette figure finistérienne de la Résistance.

Le départ pour les États-Unis

Né le 20 octobre 1900 à Kermenguy en Châteauneuf, la vie de Jean-Louis Berthélémé prend un premier tournant en 1926. Marié depuis quatre ans avec Marguerite Henry, le couple travaille à la ferme des parents de sa femme située à Kersalut. Jean-Louis décide alors de prendre, comme de nombreux paysans à l’époque, la direction des États-Unis. Il y trouve du travail et gagne de l’argent qu’il transmet à sa famille. À son retour au début des années 30, il met en pratique les idées qu’il a puisé outre-Atlantique.

À l’origine du premier maquis du centre-Finistère

En 1939, le conflit mondial débute et Jean-Louis est alors mobilisé dans l’artillerie. Deux ans et sept évasions des griffes de l’ennemi plus tard, de retour à Kersalut, l’invasion allemande et la mainmise sur les récoltes révoltent Jean-Louis Berthélémé.

Il est à l’origine, avec Daniel Trellu, du premier maquis en centre-Finistère et organise ouvertement la résistance paysanne. « Dénoncé, Jean-Louis est arrêté dans la nuit du 9 au 10 novembre 1943 et mourut en déportation le 4 mars 1945 au camp de Nordhausen. Nous rendons ici hommage aussi à tous les résistants qui ont défié l’occupant, défendu avec courage leur nation au risque de leur vie et ce malgré les privations. Ils ont participé à la libération de la France : qu’ils en soient remerciés », a ajouté lors de son allocution l’adjoint Laurent Decout.

Pratique

Plus d’informations sur la vie de Jean-Louis Berthélémé à lire sur le site 
www.kersalut.fr